lundi 2 octobre 2017

# 235/313 - Interstellar

Dimanche soir 24 septembre. Après une très belle journée de douceur automnale, place à un film où cela n'est plus possible, car la Terre, dévastée par des tempêtes de poussière, est en passe de devenir inhabitable. Vous l'avez peut-être regardé vous aussi, nous sommes dans l'univers d'Interstellar, le film de Christopher Nolan sorti en 2014. Je l'avais aimé au cinéma, et j'ai plaisir à le retrouver sur le petit écran. Celui-ci m'a gratifié ces derniers jours de quelques synchronicités remarquables, mais je n'en attends rien pour l'occasion, je sais assez que rien n'est prévisible dans ce domaine, et que les choses n'y adviennent qu'à l'improviste.


Cependant, j'aime bien retrouver cette ambiance mystérieuse des contacts avec des intelligences extraterrestres. Cela me rappelle Premier contact, le film de Denis Villeneuve, qui me donna la matière de ma deuxième chronique. Il est vrai que dans Interstellar, les êtres d'ailleurs n'apparaissent pas, mais ils sont d'une certaine manière omniprésents. Ce sont eux qui auraient installé un trou de ver, autrement dit une sorte de tunnel faisant office de raccourci entre deux régions distinctes de l’espace-temps, près de Saturne, pour permettre aux humains d'explorer des mondes habitables. Le conseiller scientifique du Film, Kip Thorne, avait d'ailleurs collaboré auparavant avec Carl Sagan pour son roman Contact*, où les hommes utilisaient déjà des trous de ver pour communiquer avec des civilisations extra-terrestres.


A bord du vaisseau spatial Endurance, Cooper (Matthew McConaughey) et son équipage s'envolent vers Saturne, via un rebond gravitationnel dans l'orbite de Mars. C'est à ce moment-là que je suis pris d'une impulsion soudaine que je ne m'explique toujours pas : je consulte sur l'ipad mon fil twitter, que je délaisse souvent pendant des semaines, et où ne m'appelle aucune urgence. C'est d'autant plus absurde que je sors ainsi de la calme vision du film, bref je suis saisi d'un accès de zapping compulsif qui ne me ressemble guère...

Or voici sur quoi je débouche très vite :


Le lien envoie sur un article de Radio-Canada rendant compte de la découverte par des astrophysiciens allemands d'un objet étiqueté  288P, qui serait en réalité un système binaire de deux astéroïdes, dont les masses et les tailles sont pratiquement identiques, et qui sont en orbite l’un autour de l’autre à environ 100 kilomètres de distance. Je suis bien sûr frappé par la coïncidence entre la localisation de l'objet et le voyage spatial du film ; je fais une capture d'écran de l'image principale, une représentation artistique de cet objet 288P.


De là, je revins vite au film. Je songe déjà à raconter cette nouvelle résonance, lorsqu'apparaît sur l'écran une forme circulaire bleutée très proche de celle que je viens de capturer :


Il s'agit, je crois, du trou de ver que les astronautes doivent traverser pour accéder aux mondes repérés par les membres de la mission Lazare.
La télé devient ces jours-ci la Matrice de la sérialité.
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*Carl Sagan, Contact (New York: Simon & Schuster, 1985). J'apprends ceci à la lecture du blog de Jean-Pierre Luminet, Lumisciences, qui consacra en 2016 plusieurs articles à l'analyse scientifique du film.

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